James PETRAS
"Du travail ou des émeutes, au choix" (Ah, toute une époque).
Les crises qui s’aggravent en Europe et aux USA engendrent des réponses socio-politiques différentes dans la classe ouvrière et dans la classe moyenne. En Europe, et particulièrement dans les pays méditerranéens (Grèce, Espagne, Portugal et Italie), les jeunes chômeurs, les travailleurs et les fonctionnaires du bas de la classe moyenne ont organisé une série de grèves générales, occupé les places publiques et autres formes d’actions directes. En même temps, la classe moyenne, les employés du secteur privé et les propriétaires de petits commerces se sont tournés vers la "droite dure" et soit ont déjà élu soit sont en passe d’élire des premiers ministres réactionnaires au Portugal, en Espagne, en Grèce et peut-être même en Italie. En d’autres termes, les crises de plus en plus profondes ont eu comme effet d’augmenter les oppositions, elles ont causé le renforcement du pouvoir institutionnel de la droite dure tout en augmentant la capacité de la gauche non-parlementaire à mobiliser le "pouvoir de la rue".Par contre, au centre et au nord de l’Europe, la droite dure et les mouvements néo-fascistes ont progressé de manière significative chez les travailleurs et le bas de la classe moyenne aux dépens des partis traditionnels du centre gauche et du centre droit. La stabilité relative que donnent des emplois stables et nombreux à la classe ouvrière nordique s’est accompagnée d’un soutien accru aux partis racistes, anti-émigrants et islamophobes.
La classe laborieuse en Europe et aux USA, de droite, de gauche et neutralisée (Dissident Voice) par James PETRAS
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