La tyrannie qui vient
juin 10th, 2011 § Laisser un commentaire
« Une communauté s’abrutit infiniment plus par un usage régulier de la répression que par une criminalité occasionnelle. » Oscar Wilde
« Ce texte est la reproduction d’un document de 10 feuillets trouvé le 8 novembre 2008 sur une tablette d’un compartiment classe affaires du TGV Sud-Est.
Des insurrections et autres révoltes populaires
En ces temps de réajustement majeur du marché, l’ordre social indispensable au fonctionnement de nos sociétés est gravement menacé. La réorganisation du système productif, les inconvénients climatiques, sanitaires et environnementaux inhérents aux indispensables progrès scientifiques et techniques vont engendrer dans les mois et années à venir de profonds désordres sociaux aux niveaux national et international. En France comme ailleurs, les décideurs et la classe dirigeante (entrepreneurs, financiers, élus politiques, membres de gouvernances privées comme étatiques) doivent s’attendre à devoir gérer des contestations, émeutes, et autres formes de désordres populaires. Certes, la société moderne, notamment en France, possède les moyens de surveillance et de coercition nécessaires au maintien de l’ordre et à la protection des biens. Mais, en accord avec les principes de base de la gestion des social-démocraties, la communication et la manipulation des populations doivent être mises en œuvre en amont de l’usage de la coercition de grande ampleur. Cet opuscule a pour objet de rappeler, aux décideurs ayant en charge la gestion des populations, les manipulations à mettre en place pour saboter toute tentative populaire de remise en cause de l’ordre établi.
Les cinq phases d’une insurrection et les bonnes réponses
1. Écouter, Ficher, Infiltrer : Les licenciements, la nécessaire baisse des aides sociales, la paupérisation d’une partie de la population vont rapidement provoquer des désordres qui demeureront limités tant que les partenaires syndicaux réussiront à éviter les jonctions entre les secteurs en crise. Il existe cependant une mince frange de la population, politisée, qui tentera, afin d’établir un rapport de force en sa faveur, de généraliser la contestation. Les altermondialistes, les anarchistes et autres groupes opposés au système doivent être dès le départ repérés, infiltrés, voire accompagnés, afin de mieux juger de leurs modes d’action et de leur nocivité potentielle. En cas de situation confuse, mieux vaut créer un groupe politisé radical qui drainera les individus les plus décidés et permettra leur surveillance, leur manipulation et leur arrestation au moment opportun. Les milieux militants radicaux, constitués majoritairement d’individus instruits, ont une propension étonnante à produire du discours sur toute forme de support (tract, affiche, opuscule, e-mail, site web, vidéo de scènes de conflit), nous offrant là une source inépuisable de manipulation et de sabotage par désinformation. Forces en présence, individus impliqués, actions prévues : la simple surveillance du réseau Internet permet aisément de répondre à ces questions.
2. Mettre en action partenaires syndicaux et partis de gauche : La contestation s’organise et s’étend ? Mettre en marche la contestation syndicale. Grèves partielles et limitées, pétitions, manifestations de rue, occupations provisoires de lieux publics ou d’entreprises, spectacles de soutien, débordements contrôlés, toutes ces techniques auxquelles sont rompus les syndicalistes, auront pour fonction d’appauvrir financièrement les contestataires et de les épuiser. Laisser la contestation s’exprimer largement dans les médias. Se souvenir de l’adage : « mieux vaut un bon conflit syndical que la chienlit ». Pour être efficace, il convient de prévoir ce mouvement dans la durée. Commencer par refuser tout dialogue, puis engager des négociations avec une partie seulement des syndicats. Parallèlement, activer des groupuscules radicaux afin d’accroître le morcellement du mouvement en opposant citoyens et activistes. Introduire à l’aide de quelques désordres ciblés (répressions violentes, destruction de biens, arrestation de casseurs) la notion de légalité et d’illégalité des actions de contestations. Faire appuyer la partie légaliste des contestataires par les partis politiques institutionnels de gauche et l’élite médiatisée de la société civile. Ces techniques doivent permettre de saboter l’unification des contestataires et leur ôter ainsi le pouvoir de la masse.... la suite ici : https://lelibrearbitre.wordpress.com/2011/06/10/la-tyrannie-qui-vient/
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