es trucs et astuces de Tata Christine. Un coup de mou, l’impression de traverser une mauvaise passe, voire de vous retrouver dans une impasse ? Une petite tendance dépressive à l’auto-apitoiement ? Ne vous inquiétez pas :
lundi 21 mai 2012
Prédation financière
Une interview très riche en infos de Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du magazine économique suisse "Bilan", à propos des banques et leurs méthodes prédatrices...
L’apocalypse pour très bientôt ?
L’apocalypse pour très bientôt - (The New York Times)

Soudain, il est devenu facile de voir comment l’euro - cette grande expérience défectueuse d’une union monétaire sans union politique - peut rompre au niveau des coutures. Nous ne parlons pas d’une perspective si lointaine. Les choses pourraient s’effondrer à une vitesse étonnante, dans un terme de mois, pas d’années. Et les coûts - à la fois économiques et, sans doute encore plus importants, politiques - pourraient être énormes.
Cela ne doit pas se produire ; l’euro (Ou du moins sa plus grande part) peut encore être sauvé. Mais il faudra que les dirigeants européens, en particulier en Allemagne et à la Banque centrale européenne, commencent à agir très différemment de la façon dont ils ont agi ces dernières années. Ils doivent cesser de moraliser et traiter avec la réalité, ils ont besoin d’arrêter de temporiser et, pour une fois de redresser la courbe.
Sommet de Chicago : Combien nous coûte l’Otan de la « défense intelligente » ?
par Manlio Dinucci et Tommaso Di Francesco
Les 21-22 mai se tient à Chicago le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan. Parmi les diverse questions à l’ordre du jour, de l’Afghanistan au « bouclier anti-missiles », il y en a une centrale : la capacité de l’Alliance à maintenir, dans une phase de crise économique profonde, une « dépense pour la défense » qui continue à lui assurer une nette supériorité militaire.
Avec un optimisme inconscient, le socialiste du Pasok Yannis Ragoussis, qui fait fonction de ministre grec de la défense, a écrit sur la Nato Review, à la veille du Sommet, que la participation à l’Alliance a donné à la Grèce « la nécessaire stabilité et sécurité pour le développement dans le secteur politique, financier et civil ». On en voit les résultats. Le secrétaire général de l’Alliance, Anders Rasmussen, par contre, ne cache pas sa préoccupation quant à l’impact de la crise. En préparation du Sommet, il a prévenu que si les membres européens de l’Otan font trop de coupes dans les dépenses militaires, « nous ne serons pas en mesure de défendre la sécurité dont dépendent nos sociétés démocratiques et nos économies prospères ».
Lois liberticides: Russes et Québécois, un même combat?
« Le droit de manifester est total, il n'est pas brimé. » Ministre québécoise de l’Éducation, des Loisirs et du Sport Michelle Courchesne
Quelle différence y a-t-il entre le Canada et la Russie lorsqu’il est question de respecter cette liberté fondamentale si chère à la démocratie qu’est le droit de manifester? Aucune, si l’on se fie aux nouvelles du 18 mai 2012. Dans la province de Québec et en Russie, les partis aux pouvoir ont porté atteinte aux libertés d’expression et d’association en présentant ce jour-là des projets de loi légiférant les manifestations et prévoyant des amendes salées aux organisateurs et participants. Dans les deux cas, l’opposition parlementaire a contesté le geste du gouvernement au pouvoir.
Les contestataires russes et québécois ont des revendications différentes. Les Russes manifestent pour démontrer leur opposition générale au gouvernement de Vladimir Poutine. Au Québec, les étudiants rejettent la hausse drastique de 75 % sur sept ans des droits de scolarité et manifestent depuis trois mois déjà revendiquant une discussion sur ce sujet précis, demande rejetée catégoriquement par le parti au pouvoir de Jean Charest.
Le gouvernement du Québec (parti libéral) est devenu très impopulaire au fil des années avec divers bâillons et l’accumulation de scandales de corruption. Il a toutefois réussi à se bâtir un capital de sympathie en adoptant la ligne dure envers les étudiants, dont les manifestations quotidiennes et la répression policière dont elles ont fait l’objet ont eu raison de la patience de bien des citoyens. Cependant, un récent sondage porte à croire que les médias ont contribué à cette attitude citoyenne favorisant le parti au pouvoir.